Publié le 5 Avril 2022

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Publié le 21 Mars 2022

Secret 55

On va faire un bond en avant, pour se retrouver vers la fin du parcours Beaux-Arts, on nous propose de faire un stage pour un spectacle commémorant le bimillénaire de la ville.
 

24 ⇾ 26 juin 1982

Les maisons de la mémoire ― Christian Liger (Création)

Jardin de la fontaine, Bimillénaire de la Ville de Nîmes (30)
Création théâtrale du collectif « Nemausus 2000 » constitué de Christian Liger, l’Association pour le Théâtre Populaire, Abribus, le Théâtre Ensemble du Languedoc, et le Théâtre populaire du Midi.

Charles Marty, scénographe, Stuart Seide Assistant-scénographe sur un texte original de Christian Liger dans des jardins du XVIIIe siècle.

Je n’hésite pas, j’en suis…

Il y a toutes les compagnies locales, le spectacle retrace l’histoire de Nîmes des origines à nos jours. Dans les jardins de la fontaine, ça va de l’apparition du dieu Némausus, à la place Avogadro, à la ZUP nord, en passant par les barbares, les huguenots, les bâtisseurs de capitelle, et la ZUP nord avec un chien féroce aux yeux rouges.
Le premier tableau, la tête du dieu de la source Némausus sort de l’eau, sa chevelure est une cité qui rappelle la ville de Nîmes. On fait installer par des plongeurs professionnels un bidon de 200 litres rempli de béton avec un anneau scellé, la tête est posée sur un radeau avec tout un jeu de poulies et moufles, on peut immerger la statue, ça permet de la faire sortir lentement sur une musique de Philippe Glass. Un petit radeau transporte un fumigène pour rendre la scène encore plus poétique.
 


La tête est sculptée dans du polystyrène, recouverte de papier-alu de résine et mat de verre. Le papier aluminium sert à isoler le polystyrène de la résine sinon il fond, ensuite on vide la carcasse pour n’avoir que l’enveloppe rigide comme un canoé. La fausse pierre est faite un projetant de la vermiculite sur toute la surface.

Le radeau est construit dans l’eau.

C’est une période où je ne porte que des espadrilles montantes dites de razeteurs, je marche sur une bouteille cassée au fond de l’eau, il faut partir aux urgences là tout s’accélère

Gérald Karlicow réquisitionne un employé municipal avec son véhicule.

Il me met à l’arrière de la voiture et cour à côté, en criant qu’il y a un blessé à bord.

Et à chaque carrefour il arrête la circulation du jardin de la fontaine. À la rue Hoche j’ai l’impression d’être embarqué dans un tourbillon que je ne maîtrise pas du tout. Nous arrivons aux urgences, là, pareil ; je passe devant tout le monde,personne n’a l’idée d’arrêter Gérald: c’est un véhicule de la mairie tout de même.

Résultat 2 points de suture et je retourne aux jardins pour continuer à travailler. Charles Marti m’offre plus tard une paire d’espadrilles montantes car lui aussi ne porte que ça.

Il fume des Céltiques mais ça, c’est une autre histoire.

À suivre

 

 

 

 

 

 

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Publié le 13 Mars 2022

Voilà ce matin pour ma journée, l'ami Carton me fait le plaisir d'improviser 2 chansonnettes.
Une belle journée commence.

 

 

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Publié le 22 Février 2022

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Publié le 2 Février 2022

Dans un vieux carnet de dessin j'ai trouvé ça

C'est Antoine Serra un bon ami de mon père

http://www.antoineserra.com/

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Publié le 16 Janvier 2022

Beaucoup de peintres recherchent la liberté de faire, ils travaillent sans cesse sans jamais atteindre (atteindre quoi au juste ?) Peut-être ce moment ou sur la toile l'évidence est là, ça fonctionne enfin.
Comment le sait-on, mystère l'œil est content. C'est un regard chargé de références d'histoire, d'expériences, ho et puis ça fonctionne un point c'est tout !
Je pense souvent à l'ouvrier qui blanchit les fenêtres nouvellement posées, pour signaler qu'il y a des vitres et d'arrêter de jeter les gravats ou autres par les ouvertures. Le geste de l'ouvrier est efficace le moins de mouvements possible et juste ce qu'il faut de matière pour couvrir. Il n'a pas le temps, c'est par dizaines qu'il remplit les surfaces. Ben ça fonctionne, mais ça, c'est mon regard de peintre qui le perçoit,
lui ce n'est pas son problème.

Laisser couler et passer à une autre peinture, le reste me semble du bla bla.
 

 

 

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Publié le 27 Septembre 2021

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Publié le 31 Août 2021

Clic sur l'image

 

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Publié le 7 Août 2021

art brut
Clic sur l'image …

Des pages et des pages de merveilleux voyages, dans les songes et les mystères de la création
Bons vagabondages.

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Publié le 25 Juin 2021

Zézé dans son atelier (photo François Lagarde)

Un autre professeur m'a ouvert des chemins inconnus, Jean Azémard dit Zézé. Avec un air de Popéye
fils et petit fils de pêcheurs sur l'étang de l'Or. Il nous enseignait la couleur, nous avons peint des aplats sur des feuilles de papier Canson mouillées et tendues sur des planches en utilisant de l'adhésif en papier kraft.
La couleur ne devait avoir aucun défaut, comme sur un nuancier, la plus pure possible. Et ensuite nous découpions des morceaux pour les juxtaposer et découvrir la magie des complémentaires, du contraste simultané, des toniques et toutes les combinaisons qui produisaient des changements visuels en fonction des surfaces et de l'interaction. Les blancs deviennent roses les verts renvoient du rouge, les couleurs se rejettent se marient se soutiennent, une seule petite touche de couleur peut complétement changer et éclairer un tableau.

C'est de la magie et apprendre à jouer avec tout ça est un ravissement. 

       
Jean nous faisait aussi découvrir l'aquarelle, technique fraîche sans repentir, dans l'instant. Jean Azémard, maitrisait parfaitement cette technique. Dans le cours sur le modèle vivant à l'aquarelle, un élève lui demande : "Vous enseignez l'aquarelle, mais êtes-vous capable de la pratiquer" Jean sans se fâcher lui prend le pinceau et d'un seul geste représente fidèlement la posture et la lumière du modèle vivant, selon la pression exercée sur le pinceau il a peint tout le modelé de la chair. Avec un rire franc qui le faisait ressembler encore plus à Popèye il a repris son cours.
 


   Jean Azémard avait d'autres occupations, tubiste dans la fanfare Bolchévique et constructeur de cabanes à vivre.

Je découvre l'autoconstruction (le DIY avant l'heure) une architecture alternative et une façon de vivre très décroissante.
 
Et un monde à découvrir
 

Le Bourdigou entre autre et le film des frères Marre

Une ZAD

À suivre …
 

 

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Publié le 21 Juin 2021

Après une interruption, je reprends les secrets, un peu éloigné du Vistre, mais pas trop quand même.

À L'école des Beaux l'apprentissage était des plus classique, copie de plâtre, en dessin et en volume.
Les cours de volumes étaient dispensés par deux professeurs. Monsieur Mulethaler (pas sur de l'orthographe) et André Hogommat, un bonhomme très sympathique qui nous faisait dessiner des feuilles de houx.

 

Essayez ce n'est pas facile il faut arriver à rendre l'alternance des pointes en haut et des pointes en bas le passage entre les deux. Ça y est les mots "passage" et "entre-deux" rentraient dans ma vie, ils détiennent touts les secrets du dessin et surtout du volume.

Quand on regarde la nature, il est extrêmement rare que le regard soit arrêté par une surface, il y à toujours quelque chose derrière, Et si le regard est toujours en mouvement on s'aperçoit qu’un volume, c'est une multitude de passages que rendent la sculpture vivante.


Je découvre là un monde, c'est presque une illumination.

Donc j'entreprends la copie du Balzac de Rodin, vaste projet, j'avais déjà échoué sur la copie du chat égyptien, du bouddha Khmer, échec relatif, car les erreurs étaient commentées et rectifiées par les professeurs. On est là pour apprendre pas pour sacraliser nos "œuvres". Donc de rajouts en rajouts mon Balzac grandit et j'arrive à la grandeur nature. Il est presque aussi haut que moi. De destructions en corrections 
je commence à percevoir l'étendue de mon ignorance. Bon, j'apprends que notre ami Rodin a trempé un tissu dans le plâtre pour draper le corps de Balzac, quel tricheur. Monsieur Hogommat me dis avec un petit sourire : " Quand tu sauras modeler un drapé, tu pourras te permettre de tricher". Six mois complet, je me suis coltiné le Balzac, en dessin, en papier, en terre, à l'aveugle après avoir posé les mains sur le modèle.

Mon regard a changé je regarde les sculptures en me posant la question : "comment c'est fait" chercher à comprendre à percer ce mystère, à pousser la curiosité toujours plus loin.

On apprend à faire le volume et pas l'image du volume, c'est quelque chose qui est difficile à expliquer, il faut pratiquer et regarder vraiment.

À suivre

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Publié le 27 Avril 2021

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Publié le 22 Février 2021

Secret 52

 

C’est la rentrée, je vais passer ma première journée aux Beaux Arts de Nîmes. Le directeur, Monsieur Escolier, près de la retraite fait un discours et nous présente les professeurs.

Mais avant ça, il faut que je vous dise, j’ai une mobylette, une bleue, toute neuve, à moi. J’en ai payé une grosse partie avec ma paye et le reste c’est la famille. Achetée chez Tendil à Nîmes.

 

Les professeurs avaient l’air sympathiques, certains très vieux, d’autres un peu baba cool, un ou deux avec des allures d’artistes et aussi des costards cravates. Le concierge, homme à tout faire, monsieur Gion, une bonne bouille, l’air simple et souriant. J’ai appris plus tard qu’il avait été fileteur chez Tendil cycles. (Il peignait à l’aide d’un traînard les filets de couleurs dorées sur les cadres de vélos)

Il y avait des étudiants de tous âges, j’étais de loin le plus jeune, autant de filles que de garçons.

J’ai très rapidement fait connaissance avec l’un d’eux JMC on ne s’est jamais perdus de vue depuis.

Le premier cours de dessin avec GM, consigne : dessinez rapidement un vélo, de mémoire, il doit être fonctionnel. On a tous eu un grand sourire en pensant à la facilité de l’exercice, ben on a vite compris que ce n’était pas évident, le cadre il est dans quel sens ? La selle, le guidon, la chaîne, les pédales, les freins, dessiner par surprise un vélo opérationnel ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Le bâtiment des beaux-arts se situe au dernier étage du musée du vieux Nîmes ; on y monte par un escalier qui va directement au dernier étage, un long couloir traverse toute la longueur du bâtiment et de part et d’autre il y a les salles de cours, en soupente avec de grandes fenêtres.

Si on ne monte pas les escaliers, on arrive à une cour en contrebas qui abrite les salles de sculpture et poterie. Un porte donne accès au jardin du chapitre, entièrement clos et réservé au musée et à l’école. Sur le côté du parvis du musée, le bureau de la secrétaire Mme Mazelier et du directeur, la loge du concierge petit réduit sur le même coté.

Et le bar des Beaux Arts, tenu par Josette et Robert, c’est presque l’annexe de l’école.

 

À suivre

 

 

https://youtu.be/y3xRIv2vutw

https://encycloduvelo.fr/tendil-cycles-tendil/

 

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Publié le 9 Février 2021

Secret 51 fin

MO m’a prêté un vélo avec un système de frein par rétropédalage casse-gueule et efficace.

Je parcours Amsterdam dans tous les sens, avec l’intention de voir les vieux quartiers les canaux et les musées d’arts. Mais comme je ne lis pas le néerlandais, je me retrouve dans des lieux où on ne rencontre aucun touriste. C’est un immense port de marchandise, toujours animé ça travaille dans tous les sens. J’ai parcouru beaucoup de kilomètres sans jamais trouver le vieux quartier et les canaux. Parfois le soir venu je téléphonais à MO en essayant de lire le nom de la rue et elle venait me chercher, et on finissait dans un rade à dockers.

Elle m’a accompagné le lendemain dans le quartier des musées. Le Rijksmuseum : Rembrand, Vermeer, Frans Hals, Jan Steen, les Maîtres Hollandais, enfin je les vois en vrai, et pas dans la revue, chef-d’œuvre de l’art que mon père collectionnait. Je regarde ça en détail de près, c’est une leçon de peinture, et une claque monumentale.

Et que dire du Stedelijk Museum, Picasso, Appel, Mondrian, Monet, Cézanne, Matisse, Chagall et Renoir, De Stijl, Cobra, Pop Art et Minimal Art. L’exposition temporaire c’est Willem de Kooning, les plus belles toiles étaient là-devant moi, toute la richesse des matières, des transparences, parfois très sèches ou grasses, transparentes, opaques. On peut voir les coups de pinceau lents, délicats, violents, légers, le peintre est présent on a ses gestes sous les yeux il ne manque plus que le son du fusain, du pinceau, et l’odeur des huiles.

MO me propose de m’accompagner au musée Van Gogh le lendemain. Sur le parvis du musée on se retrouve, arrive GF qui vient pour s’excuser ? Mais je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais GF commence à élever la voix. Deux vigiles nous attrapent on est collé contre le mur ils nous prennent nos portefeuilles pour vérifier les papiers. On ne rigole pas avec la quiétude des musées en Hollande. Un des vigiles me tend mon portefeuille et se confond en excuses. (MO faisait la traduction) il a gardé à la main mon document d’inscription aux Beaux-Arts, et m’invite à rentrer dans le musée, je suis accueilli par deux étudiantes en art pour faire la visite guidée du musée. Quand je pense qu’en France être étudiant aux beaux-arts et plutôt un motif d’arrestation. Je laisse MO et GF dehors et on se donne rendez-vous plus tard.

Le musée Van Gogh présente les œuvres majeures de Vincent, ce n’est plus l’imagerie d’almanach des postes ou des boîtes de chocolat, je plonge dans la peinture. Quel artisan, la matière n’a pas une craquelure. Les toiles sont lumineuses, charnelles, les touches de couleurs se répondent et se renvoient la lumière, c’est vivant. Il a posé côte à côte la couleur. Le pinceau arrive sur la toile légère, devient plus près de la toile, pour se retirer en laissant un petit bec en relief. C’est son geste que l’on regarde. Je suis dans un torrent d’émotions je me laisse porter avec bonheur.

Les étudiantes qui m’accompagnent au bout d’un certain temps me font signe de les suivre, avec des gants blancs délicatement elles ouvrent un carnet de dessin. Une sandale croquée sauvagement à la mine dure, Van Gogh tourne la page, le dessin est reporté en creux sur la deuxième page et de feuille en feuille le carnet est rempli de sandales. J’ai les larmes aux yeux, ça vaut toutes les drogues et alcools du monde, c’est au-delà de l’ivresse.

Voilà c’est la fin de ce voyage à Amsterdam. La dernière journée je suis avec GF on se promène dans la vieille ville en rigolant il me montre des détails de la ville. GF sous son bon jour, MO nous a rejoint le soir et on fait la fête jusqu’à pas d’heure.

 

À suivre

 

 


 

 

 

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Publié le 6 Février 2021

Secret 51 bis

L’appartement est dévasté, c’est le cahot ? MO est plaquée contre un mur, GF la cogne violemment, je lui saute dessus et je le mets ko. Quand il est sous l’emprise des médicaments et de l’alcool, il faut avoir de la force pour le maîtriser, ce n’est pas la première fois que je me trouve devant lui, je sais qu’il faut l’arrêter net. GF s’est toujours perdu dans diverses dépendances et addictions. Il avait tellement besoin d’amour que peu de personnes pouvait lui en donner autant, il est décédé à 33 ans d’un trop-plein de dope et d’alcool. Une fois maîtrisé je me tourne vers MO, c’est la première fois qu’on se rencontre, elle a le visage explosé, une lèvre fendue, du sang partout. Je la porte jusque dans la rue, pour trouver du secours. Elle est choquée, je vois un commissariat, dès que j’entre les policiers m’attrapent et me jettent dans une cellule avec divers junkies et autres débris. Pour eux c’est moi l’agresseur, MO ne pouvant pas parler, ils mettent un certain temps à comprendre. Finalement je me retrouve dans la rue avec elle, et de cellule en cellule on a fait plusieurs commissariats. Dans ces endroits sales sentant l’urine et la vieille bière, on ne distingue plus la frontière entre les corps et la crasse. À 3 heures du matin, ils mettent à croupir les défoncés de la nuit, vomissant de la bile noire, malades comme un chien, je suis au pays des morts-vivants. Ils m’ont gardé une bonne partie de la nuit. MO est enfin à l’hôpital.

Chez les morts vivants

Au petit matin, je la vois accompagnée d’un policier, il me fait des excuses et nous raccompagne dans la rue. MO leur avait expliqué que je n’étais pas son agresseur. On a enfin pu faire connaissance dans un bistrot de dockers où elle avait ses habitudes. Les clients, dans ces quartiers-là,  ne sont quasiment que des travailleurs : dockers, grutiers, chauffeurs, ils viennent faire le plein avant de rentrer chez eux, alignés face au bar, ils alternent bière et alcool de genièvre, jusqu’à ne plus tenir debout, ils ne se regardent pas, ils vont rentrer chez eux anesthésiés. Nous sommes rentrés chez MO, mon cousin n’était plus là, l’appartement a été vite rangé et on est tombés vaincus par la fatigue. Mais ce n’est pas fini.

 

À suivre…

 

 

 

 

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Publié le 4 Février 2021

Secret 51
 

Après l’obtention du Brevet j’ai l’autorisation de rentrer aux beaux-arts, ça se passait sur présentation de dossiers et le directeur de l’époque, Monsieur Escollier et son équipe m’ont accepté on y passait le C.A.F.A.S. (Certificat d’aptitude à une formation artistique…) C’était avant l’entrée de Claude Viallat et d’une autre équipe, mais j’y reviendrai.

Colette A une grande amie de mes parents leur avait proposé de me payer un voyage pendant les vacances avant la rentrée aux beaux-arts, pour me mettre au vert et m’éloigner de Nîmes.

Je suis donc parti en train pour rendre visite à mon cousin GF à Amsterdam, l’endroit idéal pour se mettre au vert. GF vivait à Sumatrastrasse avec MO sociologue de son état devenue grutière sur les docks d’Amsterdam (à force d’étudier la vie des dockers elle avait fini par faire leur métier).

Sumatrastrasse


Je sors de la gare, la première image c’est un piano à queue pendu à un palan sur la façade d’un immeuble, ça paraissait normal ? Je cherche la rue, sans plan, juste en demandant aux passants. J’ai ressenti un énorme sentiment de liberté seul dans une ville inconnue où personne ne savait qui j’étais, j’ai marché longtemps, je me suis perdu avec plaisir dans des quartiers délabrés, dans des rues au bord des docks, avec des tas de ferrailles multicolores des montagnes de vélos tordus. Je suis dans des quartiers industriels, où on évite des flaques huileuses, irisées. C’est à la fois sombre et très coloré. Chaque docker que je croise, me saluent comme un des leurs, j’ai à peu de choses prés la même tenue. J’avais l’impression d’être chez moi, bien et en paix.
Finalement j’arrive dans la bonne rue. L’escalier qui monte à l’appartement est raide vertigineux et étroit. Les escaliers sont comme ça, car ils n’ont pas beaucoup de place pour les construire donc ils tiennent le minimum d'espace. Voilà pourquoi ils déménagent les pianos par l’extérieur. Je monte, jusqu’a l’appartement et j’entends mon cousin GF hurler, des bruits de bagarre et une femme qui hurle et demande du secours, vite me voilà devant la porte qui est restée ouverte.

À suivre…

 

L'escalier

 

 

 

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Publié le 1 Février 2021

Secret 50

 

Enfin je peux de temps en temps travailler au dessin (c’est comme ça que l’on appelle l’endroit ou on fait les maquettes et les typons pour l’atelier sérigraphie) c’est juste quand il y a des coups de bourre. Dans cet atelier il y a RN enfant de dieu et JFH témoin de Jéhova, je suis au milieu, ils ne s’adressent la parole que pour des choses professionnelles. Le travail consiste à fabriquer les films pour insoler les écrans de sérigraphie. Il n’y a pas d’ordinateur, tout à la main. Le tire-ligne et la gouache brune inactinique, il ne faut pas trembler, sinon on gratte les taches avec un véritable bistouri de chirurgien. Et j’ai retrouvé le Bouzard, vous vous souvenez mon vaisseau avec lequel j’ai fait des tours du monde. Maintenant j’ai appris à l’utiliser comme banc de reproduction, ça permet de réduire ou d’agrandir des dessins ou tramer des photos pour les imprimer en sérigraphie. Voilà je suis dans le monde des grands. Plus tard je l’ai utilisé pour faire des photos d’objets, je l’ai détourné de sa fonction de simple banc de reproduction.

J’ai tenté de discuter avec mes deux collègues, mais entre un catho dépressif et un témoin de Jéhovah obtus, la discussion ne va pas bien loin, elle ne va d’ailleurs nulle part. Régulièrement, j’avais sur ma table à dessin la tour de garde, revue de propagande des témoins, je vous conseille de le lire une fois dans votre vie, si après ça vous ne devenez pas mécréant, je perds mon latin. Bon les deux faisaient des potagers, c’était le seul sujet abordable, ça ne m’intéressait absolument pas à l’époque. Je regrettais fortement la © Marinoni et sa force hypnotique. J’ai dessiné quelques écussons (ceux que l’on colle derrière les campings — cars) nos villes et nos régions touristiques. Et l’héraldique n’avait plus aucun secret pour moi. En plus c’était payé 50 francs supplémentaires sur ma fiche de paye. Mon père avait l’air satisfait de m’avoir mis en liberté surveillée, et moi je faisais le dos rond en attendant de reprendre le cours de mes errances.

Et au bout il y avait les beaux-arts.

 

 

À suivre

 

 

 

 

 

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