Publié le 3 Septembre 2022

Une certaine idée pour un autre alignement des planettes ou une cosmogonie sauvage

 

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Publié le 28 Août 2022

 

Sous les platanes à caissargues

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Publié le 17 Août 2022

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Publié le 5 Avril 2022

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Publié le 21 Mars 2022

Secret 55

On va faire un bond en avant, pour se retrouver vers la fin du parcours Beaux-Arts, on nous propose de faire un stage pour un spectacle commémorant le bimillénaire de la ville.
 

24 ⇾ 26 juin 1982

Les maisons de la mémoire ― Christian Liger (Création)

Jardin de la fontaine, Bimillénaire de la Ville de Nîmes (30)
Création théâtrale du collectif « Nemausus 2000 » constitué de Christian Liger, l’Association pour le Théâtre Populaire, Abribus, le Théâtre Ensemble du Languedoc, et le Théâtre populaire du Midi.

Charles Marty, scénographe, Stuart Seide Assistant-scénographe sur un texte original de Christian Liger dans des jardins du XVIIIe siècle.

Je n’hésite pas, j’en suis…

Il y a toutes les compagnies locales, le spectacle retrace l’histoire de Nîmes des origines à nos jours. Dans les jardins de la fontaine, ça va de l’apparition du dieu Némausus, à la place Avogadro, à la ZUP nord, en passant par les barbares, les huguenots, les bâtisseurs de capitelle, et la ZUP nord avec un chien féroce aux yeux rouges.
Le premier tableau, la tête du dieu de la source Némausus sort de l’eau, sa chevelure est une cité qui rappelle la ville de Nîmes. On fait installer par des plongeurs professionnels un bidon de 200 litres rempli de béton avec un anneau scellé, la tête est posée sur un radeau avec tout un jeu de poulies et moufles, on peut immerger la statue, ça permet de la faire sortir lentement sur une musique de Philippe Glass. Un petit radeau transporte un fumigène pour rendre la scène encore plus poétique.
 


La tête est sculptée dans du polystyrène, recouverte de papier-alu de résine et mat de verre. Le papier aluminium sert à isoler le polystyrène de la résine sinon il fond, ensuite on vide la carcasse pour n’avoir que l’enveloppe rigide comme un canoé. La fausse pierre est faite un projetant de la vermiculite sur toute la surface.

Le radeau est construit dans l’eau.

C’est une période où je ne porte que des espadrilles montantes dites de razeteurs, je marche sur une bouteille cassée au fond de l’eau, il faut partir aux urgences là tout s’accélère

Gérald Karlicow réquisitionne un employé municipal avec son véhicule.

Il me met à l’arrière de la voiture et cour à côté, en criant qu’il y a un blessé à bord.

Et à chaque carrefour il arrête la circulation du jardin de la fontaine. À la rue Hoche j’ai l’impression d’être embarqué dans un tourbillon que je ne maîtrise pas du tout. Nous arrivons aux urgences, là, pareil ; je passe devant tout le monde,personne n’a l’idée d’arrêter Gérald: c’est un véhicule de la mairie tout de même.

Résultat 2 points de suture et je retourne aux jardins pour continuer à travailler. Charles Marti m’offre plus tard une paire d’espadrilles montantes car lui aussi ne porte que ça.

Il fume des Céltiques mais ça, c’est une autre histoire.

À suivre

 

 

 

 

 

 

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Publié le 13 Mars 2022

Voilà ce matin pour ma journée, l'ami Carton me fait le plaisir d'improviser 2 chansonnettes.
Une belle journée commence.

 

 

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Publié le 22 Février 2022

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Publié le 2 Février 2022

Dans un vieux carnet de dessin j'ai trouvé ça

C'est Antoine Serra un bon ami de mon père

http://www.antoineserra.com/

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Publié le 16 Janvier 2022

Beaucoup de peintres recherchent la liberté de faire, ils travaillent sans cesse sans jamais atteindre (atteindre quoi au juste ?) Peut-être ce moment ou sur la toile l'évidence est là, ça fonctionne enfin.
Comment le sait-on, mystère l'œil est content. C'est un regard chargé de références d'histoire, d'expériences, ho et puis ça fonctionne un point c'est tout !
Je pense souvent à l'ouvrier qui blanchit les fenêtres nouvellement posées, pour signaler qu'il y a des vitres et d'arrêter de jeter les gravats ou autres par les ouvertures. Le geste de l'ouvrier est efficace le moins de mouvements possible et juste ce qu'il faut de matière pour couvrir. Il n'a pas le temps, c'est par dizaines qu'il remplit les surfaces. Ben ça fonctionne, mais ça, c'est mon regard de peintre qui le perçoit,
lui ce n'est pas son problème.

Laisser couler et passer à une autre peinture, le reste me semble du bla bla.
 

 

 

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Publié le 27 Septembre 2021

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Publié le 31 Août 2021

Clic sur l'image

 

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Publié le 7 Août 2021

art brut
Clic sur l'image …

Des pages et des pages de merveilleux voyages, dans les songes et les mystères de la création
Bons vagabondages.

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Publié le 25 Juin 2021

Zézé dans son atelier (photo François Lagarde)

Un autre professeur m'a ouvert des chemins inconnus, Jean Azémard dit Zézé. Avec un air de Popéye
fils et petit fils de pêcheurs sur l'étang de l'Or. Il nous enseignait la couleur, nous avons peint des aplats sur des feuilles de papier Canson mouillées et tendues sur des planches en utilisant de l'adhésif en papier kraft.
La couleur ne devait avoir aucun défaut, comme sur un nuancier, la plus pure possible. Et ensuite nous découpions des morceaux pour les juxtaposer et découvrir la magie des complémentaires, du contraste simultané, des toniques et toutes les combinaisons qui produisaient des changements visuels en fonction des surfaces et de l'interaction. Les blancs deviennent roses les verts renvoient du rouge, les couleurs se rejettent se marient se soutiennent, une seule petite touche de couleur peut complétement changer et éclairer un tableau.

C'est de la magie et apprendre à jouer avec tout ça est un ravissement. 

       
Jean nous faisait aussi découvrir l'aquarelle, technique fraîche sans repentir, dans l'instant. Jean Azémard, maitrisait parfaitement cette technique. Dans le cours sur le modèle vivant à l'aquarelle, un élève lui demande : "Vous enseignez l'aquarelle, mais êtes-vous capable de la pratiquer" Jean sans se fâcher lui prend le pinceau et d'un seul geste représente fidèlement la posture et la lumière du modèle vivant, selon la pression exercée sur le pinceau il a peint tout le modelé de la chair. Avec un rire franc qui le faisait ressembler encore plus à Popèye il a repris son cours.
 


   Jean Azémard avait d'autres occupations, tubiste dans la fanfare Bolchévique et constructeur de cabanes à vivre.

Je découvre l'autoconstruction (le DIY avant l'heure) une architecture alternative et une façon de vivre très décroissante.
 
Et un monde à découvrir
 

Le Bourdigou entre autre et le film des frères Marre

Une ZAD

À suivre …
 

 

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Publié le 21 Juin 2021

Après une interruption, je reprends les secrets, un peu éloigné du Vistre, mais pas trop quand même.

À L'école des Beaux l'apprentissage était des plus classique, copie de plâtre, en dessin et en volume.
Les cours de volumes étaient dispensés par deux professeurs. Monsieur Mulethaler (pas sur de l'orthographe) et André Hogommat, un bonhomme très sympathique qui nous faisait dessiner des feuilles de houx.

 

Essayez ce n'est pas facile il faut arriver à rendre l'alternance des pointes en haut et des pointes en bas le passage entre les deux. Ça y est les mots "passage" et "entre-deux" rentraient dans ma vie, ils détiennent touts les secrets du dessin et surtout du volume.

Quand on regarde la nature, il est extrêmement rare que le regard soit arrêté par une surface, il y à toujours quelque chose derrière, Et si le regard est toujours en mouvement on s'aperçoit qu’un volume, c'est une multitude de passages que rendent la sculpture vivante.


Je découvre là un monde, c'est presque une illumination.

Donc j'entreprends la copie du Balzac de Rodin, vaste projet, j'avais déjà échoué sur la copie du chat égyptien, du bouddha Khmer, échec relatif, car les erreurs étaient commentées et rectifiées par les professeurs. On est là pour apprendre pas pour sacraliser nos "œuvres". Donc de rajouts en rajouts mon Balzac grandit et j'arrive à la grandeur nature. Il est presque aussi haut que moi. De destructions en corrections 
je commence à percevoir l'étendue de mon ignorance. Bon, j'apprends que notre ami Rodin a trempé un tissu dans le plâtre pour draper le corps de Balzac, quel tricheur. Monsieur Hogommat me dis avec un petit sourire : " Quand tu sauras modeler un drapé, tu pourras te permettre de tricher". Six mois complet, je me suis coltiné le Balzac, en dessin, en papier, en terre, à l'aveugle après avoir posé les mains sur le modèle.

Mon regard a changé je regarde les sculptures en me posant la question : "comment c'est fait" chercher à comprendre à percer ce mystère, à pousser la curiosité toujours plus loin.

On apprend à faire le volume et pas l'image du volume, c'est quelque chose qui est difficile à expliquer, il faut pratiquer et regarder vraiment.

À suivre

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Publié le 27 Avril 2021

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Publié le 22 Février 2021

Secret 52

 

C’est la rentrée, je vais passer ma première journée aux Beaux Arts de Nîmes. Le directeur, Monsieur Escolier, près de la retraite fait un discours et nous présente les professeurs.

Mais avant ça, il faut que je vous dise, j’ai une mobylette, une bleue, toute neuve, à moi. J’en ai payé une grosse partie avec ma paye et le reste c’est la famille. Achetée chez Tendil à Nîmes.

 

Les professeurs avaient l’air sympathiques, certains très vieux, d’autres un peu baba cool, un ou deux avec des allures d’artistes et aussi des costards cravates. Le concierge, homme à tout faire, monsieur Gion, une bonne bouille, l’air simple et souriant. J’ai appris plus tard qu’il avait été fileteur chez Tendil cycles. (Il peignait à l’aide d’un traînard les filets de couleurs dorées sur les cadres de vélos)

Il y avait des étudiants de tous âges, j’étais de loin le plus jeune, autant de filles que de garçons.

J’ai très rapidement fait connaissance avec l’un d’eux JMC on ne s’est jamais perdus de vue depuis.

Le premier cours de dessin avec GM, consigne : dessinez rapidement un vélo, de mémoire, il doit être fonctionnel. On a tous eu un grand sourire en pensant à la facilité de l’exercice, ben on a vite compris que ce n’était pas évident, le cadre il est dans quel sens ? La selle, le guidon, la chaîne, les pédales, les freins, dessiner par surprise un vélo opérationnel ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Le bâtiment des beaux-arts se situe au dernier étage du musée du vieux Nîmes ; on y monte par un escalier qui va directement au dernier étage, un long couloir traverse toute la longueur du bâtiment et de part et d’autre il y a les salles de cours, en soupente avec de grandes fenêtres.

Si on ne monte pas les escaliers, on arrive à une cour en contrebas qui abrite les salles de sculpture et poterie. Un porte donne accès au jardin du chapitre, entièrement clos et réservé au musée et à l’école. Sur le côté du parvis du musée, le bureau de la secrétaire Mme Mazelier et du directeur, la loge du concierge petit réduit sur le même coté.

Et le bar des Beaux Arts, tenu par Josette et Robert, c’est presque l’annexe de l’école.

 

À suivre

 

 

https://youtu.be/y3xRIv2vutw

https://encycloduvelo.fr/tendil-cycles-tendil/

 

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