Publié le 27 Avril 2021

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Publié le 22 Février 2021

Secret 52

 

C’est la rentrée, je vais passer ma première journée aux Beaux Arts de Nîmes. Le directeur, Monsieur Escolier, près de la retraite fait un discours et nous présente les professeurs.

Mais avant ça, il faut que je vous dise, j’ai une mobylette, une bleue, toute neuve, à moi. J’en ai payé une grosse partie avec ma paye et le reste c’est la famille. Achetée chez Tendil à Nîmes.

 

Les professeurs avaient l’air sympathiques, certains très vieux, d’autres un peu baba cool, un ou deux avec des allures d’artistes et aussi des costards cravates. Le concierge, homme à tout faire, monsieur Gion, une bonne bouille, l’air simple et souriant. J’ai appris plus tard qu’il avait été fileteur chez Tendil cycles. (Il peignait à l’aide d’un traînard les filets de couleurs dorées sur les cadres de vélos)

Il y avait des étudiants de tous âges, j’étais de loin le plus jeune, autant de filles que de garçons.

J’ai très rapidement fait connaissance avec l’un d’eux JMC on ne s’est jamais perdus de vue depuis.

Le premier cours de dessin avec GM, consigne : dessinez rapidement un vélo, de mémoire, il doit être fonctionnel. On a tous eu un grand sourire en pensant à la facilité de l’exercice, ben on a vite compris que ce n’était pas évident, le cadre il est dans quel sens ? La selle, le guidon, la chaîne, les pédales, les freins, dessiner par surprise un vélo opérationnel ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Le bâtiment des beaux-arts se situe au dernier étage du musée du vieux Nîmes ; on y monte par un escalier qui va directement au dernier étage, un long couloir traverse toute la longueur du bâtiment et de part et d’autre il y a les salles de cours, en soupente avec de grandes fenêtres.

Si on ne monte pas les escaliers, on arrive à une cour en contrebas qui abrite les salles de sculpture et poterie. Un porte donne accès au jardin du chapitre, entièrement clos et réservé au musée et à l’école. Sur le côté du parvis du musée, le bureau de la secrétaire Mme Mazelier et du directeur, la loge du concierge petit réduit sur le même coté.

Et le bar des Beaux Arts, tenu par Josette et Robert, c’est presque l’annexe de l’école.

 

À suivre

 

 

https://youtu.be/y3xRIv2vutw

https://encycloduvelo.fr/tendil-cycles-tendil/

 

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Publié le 9 Février 2021

Secret 51 fin

MO m’a prêté un vélo avec un système de frein par rétropédalage casse-gueule et efficace.

Je parcours Amsterdam dans tous les sens, avec l’intention de voir les vieux quartiers les canaux et les musées d’arts. Mais comme je ne lis pas le néerlandais, je me retrouve dans des lieux où on ne rencontre aucun touriste. C’est un immense port de marchandise, toujours animé ça travaille dans tous les sens. J’ai parcouru beaucoup de kilomètres sans jamais trouver le vieux quartier et les canaux. Parfois le soir venu je téléphonais à MO en essayant de lire le nom de la rue et elle venait me chercher, et on finissait dans un rade à dockers.

Elle m’a accompagné le lendemain dans le quartier des musées. Le Rijksmuseum : Rembrand, Vermeer, Frans Hals, Jan Steen, les Maîtres Hollandais, enfin je les vois en vrai, et pas dans la revue, chef-d’œuvre de l’art que mon père collectionnait. Je regarde ça en détail de près, c’est une leçon de peinture, et une claque monumentale.

Et que dire du Stedelijk Museum, Picasso, Appel, Mondrian, Monet, Cézanne, Matisse, Chagall et Renoir, De Stijl, Cobra, Pop Art et Minimal Art. L’exposition temporaire c’est Willem de Kooning, les plus belles toiles étaient là-devant moi, toute la richesse des matières, des transparences, parfois très sèches ou grasses, transparentes, opaques. On peut voir les coups de pinceau lents, délicats, violents, légers, le peintre est présent on a ses gestes sous les yeux il ne manque plus que le son du fusain, du pinceau, et l’odeur des huiles.

MO me propose de m’accompagner au musée Van Gogh le lendemain. Sur le parvis du musée on se retrouve, arrive GF qui vient pour s’excuser ? Mais je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais GF commence à élever la voix. Deux vigiles nous attrapent on est collé contre le mur ils nous prennent nos portefeuilles pour vérifier les papiers. On ne rigole pas avec la quiétude des musées en Hollande. Un des vigiles me tend mon portefeuille et se confond en excuses. (MO faisait la traduction) il a gardé à la main mon document d’inscription aux Beaux-Arts, et m’invite à rentrer dans le musée, je suis accueilli par deux étudiantes en art pour faire la visite guidée du musée. Quand je pense qu’en France être étudiant aux beaux-arts et plutôt un motif d’arrestation. Je laisse MO et GF dehors et on se donne rendez-vous plus tard.

Le musée Van Gogh présente les œuvres majeures de Vincent, ce n’est plus l’imagerie d’almanach des postes ou des boîtes de chocolat, je plonge dans la peinture. Quel artisan, la matière n’a pas une craquelure. Les toiles sont lumineuses, charnelles, les touches de couleurs se répondent et se renvoient la lumière, c’est vivant. Il a posé côte à côte la couleur. Le pinceau arrive sur la toile légère, devient plus près de la toile, pour se retirer en laissant un petit bec en relief. C’est son geste que l’on regarde. Je suis dans un torrent d’émotions je me laisse porter avec bonheur.

Les étudiantes qui m’accompagnent au bout d’un certain temps me font signe de les suivre, avec des gants blancs délicatement elles ouvrent un carnet de dessin. Une sandale croquée sauvagement à la mine dure, Van Gogh tourne la page, le dessin est reporté en creux sur la deuxième page et de feuille en feuille le carnet est rempli de sandales. J’ai les larmes aux yeux, ça vaut toutes les drogues et alcools du monde, c’est au-delà de l’ivresse.

Voilà c’est la fin de ce voyage à Amsterdam. La dernière journée je suis avec GF on se promène dans la vieille ville en rigolant il me montre des détails de la ville. GF sous son bon jour, MO nous a rejoint le soir et on fait la fête jusqu’à pas d’heure.

 

À suivre

 

 


 

 

 

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Publié le 6 Février 2021

Secret 51 bis

L’appartement est dévasté, c’est le cahot ? MO est plaquée contre un mur, GF la cogne violemment, je lui saute dessus et je le mets ko. Quand il est sous l’emprise des médicaments et de l’alcool, il faut avoir de la force pour le maîtriser, ce n’est pas la première fois que je me trouve devant lui, je sais qu’il faut l’arrêter net. GF s’est toujours perdu dans diverses dépendances et addictions. Il avait tellement besoin d’amour que peu de personnes pouvait lui en donner autant, il est décédé à 33 ans d’un trop-plein de dope et d’alcool. Une fois maîtrisé je me tourne vers MO, c’est la première fois qu’on se rencontre, elle a le visage explosé, une lèvre fendue, du sang partout. Je la porte jusque dans la rue, pour trouver du secours. Elle est choquée, je vois un commissariat, dès que j’entre les policiers m’attrapent et me jettent dans une cellule avec divers junkies et autres débris. Pour eux c’est moi l’agresseur, MO ne pouvant pas parler, ils mettent un certain temps à comprendre. Finalement je me retrouve dans la rue avec elle, et de cellule en cellule on a fait plusieurs commissariats. Dans ces endroits sales sentant l’urine et la vieille bière, on ne distingue plus la frontière entre les corps et la crasse. À 3 heures du matin, ils mettent à croupir les défoncés de la nuit, vomissant de la bile noire, malades comme un chien, je suis au pays des morts-vivants. Ils m’ont gardé une bonne partie de la nuit. MO est enfin à l’hôpital.

Chez les morts vivants

Au petit matin, je la vois accompagnée d’un policier, il me fait des excuses et nous raccompagne dans la rue. MO leur avait expliqué que je n’étais pas son agresseur. On a enfin pu faire connaissance dans un bistrot de dockers où elle avait ses habitudes. Les clients, dans ces quartiers-là,  ne sont quasiment que des travailleurs : dockers, grutiers, chauffeurs, ils viennent faire le plein avant de rentrer chez eux, alignés face au bar, ils alternent bière et alcool de genièvre, jusqu’à ne plus tenir debout, ils ne se regardent pas, ils vont rentrer chez eux anesthésiés. Nous sommes rentrés chez MO, mon cousin n’était plus là, l’appartement a été vite rangé et on est tombés vaincus par la fatigue. Mais ce n’est pas fini.

 

À suivre…

 

 

 

 

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Publié le 4 Février 2021

Secret 51
 

Après l’obtention du Brevet j’ai l’autorisation de rentrer aux beaux-arts, ça se passait sur présentation de dossiers et le directeur de l’époque, Monsieur Escollier et son équipe m’ont accepté on y passait le C.A.F.A.S. (Certificat d’aptitude à une formation artistique…) C’était avant l’entrée de Claude Viallat et d’une autre équipe, mais j’y reviendrai.

Colette A une grande amie de mes parents leur avait proposé de me payer un voyage pendant les vacances avant la rentrée aux beaux-arts, pour me mettre au vert et m’éloigner de Nîmes.

Je suis donc parti en train pour rendre visite à mon cousin GF à Amsterdam, l’endroit idéal pour se mettre au vert. GF vivait à Sumatrastrasse avec MO sociologue de son état devenue grutière sur les docks d’Amsterdam (à force d’étudier la vie des dockers elle avait fini par faire leur métier).

Sumatrastrasse


Je sors de la gare, la première image c’est un piano à queue pendu à un palan sur la façade d’un immeuble, ça paraissait normal ? Je cherche la rue, sans plan, juste en demandant aux passants. J’ai ressenti un énorme sentiment de liberté seul dans une ville inconnue où personne ne savait qui j’étais, j’ai marché longtemps, je me suis perdu avec plaisir dans des quartiers délabrés, dans des rues au bord des docks, avec des tas de ferrailles multicolores des montagnes de vélos tordus. Je suis dans des quartiers industriels, où on évite des flaques huileuses, irisées. C’est à la fois sombre et très coloré. Chaque docker que je croise, me saluent comme un des leurs, j’ai à peu de choses prés la même tenue. J’avais l’impression d’être chez moi, bien et en paix.
Finalement j’arrive dans la bonne rue. L’escalier qui monte à l’appartement est raide vertigineux et étroit. Les escaliers sont comme ça, car ils n’ont pas beaucoup de place pour les construire donc ils tiennent le minimum d'espace. Voilà pourquoi ils déménagent les pianos par l’extérieur. Je monte, jusqu’a l’appartement et j’entends mon cousin GF hurler, des bruits de bagarre et une femme qui hurle et demande du secours, vite me voilà devant la porte qui est restée ouverte.

À suivre…

 

L'escalier

 

 

 

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Publié le 1 Février 2021

Secret 50

 

Enfin je peux de temps en temps travailler au dessin (c’est comme ça que l’on appelle l’endroit ou on fait les maquettes et les typons pour l’atelier sérigraphie) c’est juste quand il y a des coups de bourre. Dans cet atelier il y a RN enfant de dieu et JFH témoin de Jéhova, je suis au milieu, ils ne s’adressent la parole que pour des choses professionnelles. Le travail consiste à fabriquer les films pour insoler les écrans de sérigraphie. Il n’y a pas d’ordinateur, tout à la main. Le tire-ligne et la gouache brune inactinique, il ne faut pas trembler, sinon on gratte les taches avec un véritable bistouri de chirurgien. Et j’ai retrouvé le Bouzard, vous vous souvenez mon vaisseau avec lequel j’ai fait des tours du monde. Maintenant j’ai appris à l’utiliser comme banc de reproduction, ça permet de réduire ou d’agrandir des dessins ou tramer des photos pour les imprimer en sérigraphie. Voilà je suis dans le monde des grands. Plus tard je l’ai utilisé pour faire des photos d’objets, je l’ai détourné de sa fonction de simple banc de reproduction.

J’ai tenté de discuter avec mes deux collègues, mais entre un catho dépressif et un témoin de Jéhovah obtus, la discussion ne va pas bien loin, elle ne va d’ailleurs nulle part. Régulièrement, j’avais sur ma table à dessin la tour de garde, revue de propagande des témoins, je vous conseille de le lire une fois dans votre vie, si après ça vous ne devenez pas mécréant, je perds mon latin. Bon les deux faisaient des potagers, c’était le seul sujet abordable, ça ne m’intéressait absolument pas à l’époque. Je regrettais fortement la © Marinoni et sa force hypnotique. J’ai dessiné quelques écussons (ceux que l’on colle derrière les campings — cars) nos villes et nos régions touristiques. Et l’héraldique n’avait plus aucun secret pour moi. En plus c’était payé 50 francs supplémentaires sur ma fiche de paye. Mon père avait l’air satisfait de m’avoir mis en liberté surveillée, et moi je faisais le dos rond en attendant de reprendre le cours de mes errances.

Et au bout il y avait les beaux-arts.

 

 

À suivre

 

 

 

 

 

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Publié le 24 Janvier 2021

Jacques Livchine
 
Je lis quelque part que le directeur d'une Scène Nationale ou quelque chose comme ça se plaint de voir que la foule se presse à Ikéa alors que son théâtre reste inexorablement fermé. Cher collègue, as tu remarqué que ton théâtre fermé touche l'intégralité de sa subvention et que toi- même tu touches l'intégralité de ton salaire .
C'est une pure folie surréaliste.
Moi même qui te parle, je viens de toucher des droits d'auteurs pour une pièce que je n'ai pas jouée, puisque tous les contrats prévus se doivent d'être honorés.
J'apprends même que les compagnies qui perdent des sous peuvent faire des demandes d'aide.
J'hallucine grave.
Ce Ministère que tant de fois nous avons honni est solidaire de nos déboires et insiste pour que nous survivions tous.
Alors quand je t'entends maugréer contre les hypermarchés ouverts, sache que si tu reçois encore l'intégralité de ton salaire c'est grâce à la belle quantité de TVA récoltée dans tous les grands commerces ouverts.
N'oublie pas que nous tous dans le théâtre public à but non lucratif, nous récupérons la TVA et que nous sommes de beaux privilégiés.
On t'offre deux ans de congé sabbatique.
Que veux -tu , dans toute l'Europe nos lieux sont fermés, car ils savent juste disent -ils que les interactions sont dangereuses et comme nous ne rapportons pas de TVA , et que le théâtre crée de la rencontre alors nous sommes les sacrifiés avec nos copains des restaurants.(Sauf en Espagne parait il).
Cher collègue, nous sommes des alchimistes, nous artistes, nous transformons allègrement la merde en or.
Nous sommes en train de vivre la magnifique opportunité d'inventer un autre théâtre moins conformiste, plus proche des gens, qui entrerait dans les maisons, les familles, qui occuperait la rue et la campagne, cher collègue, reconnais -le après le souffle de la décentralisation, nous nous sommes endormis dans un confort un tant soit peu bourgeois, nos programmations ne prennent pas trop de risque, elles se sont adaptées à la sociologie des classes cultivées, celles qui écoutent France inter et France Culture, sympathiques certes mais nous laissons au bord de la route 99% des Français.
Ils ne s'en plaignent pas, ils ont le Tour de France, la pétanque, les grosses têtes , les apéros, le jardin, la caravane
Cher collègue je vais m'arrêter car je pourrais te parler des pages entières du non public etc.
Je pourrais te parler d'une Scène Nationale exemplaire, le Channel de Calais ,
car les Scènes nationales pourraient être des outils extraordinaires et essentiels et ce serait le moment où jamais de se refonder sur de nouveaux paradigmes.

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Publié le 21 Janvier 2021

Chocho


Cette période en liberté surveillée pour toute la bande du Vistre nous a contraints à pratiquer l’art du mensonge et du camouflage pour continuer à nous voir. Pour nous prouver que c’était encore possible. Des tensions étaient apparues, les dealers ont été arrêtés et ont pris de lourdes peines, et dans la bande il y avait des soupçons de balances qui ne faisaient pas bon ménage avec l’amitié.

C’est bien plus tard qu’on a appris que les flics les avaient repérés depuis longtemps, ils ont profité de la mort de YR pour les arrêter. Nous nous retrouvions souvent le soir dans un lieu à l’écart pour fumer quelques pétards et faire de la musique, nous nous tenions à carreau le reste du temps. Plus soudés que jamais on a quand même fait quelques conneries, oh ! Pas grand-chose, une vitrine par-ci par-là, et un machin très rigolo, la bombe de mousse expansive dans une boîte aux lettres, fou rire garanti. Et un après-midi, un de nous est arrivé avec un canoé, à nous le Vistre. Nous voilà embarqués à cinq. Le Vistre était assez gros pour nous pousser vers la cascade de la Bastide que nous avons franchie sans trop de dégâts, on retrouve de nouveau Le silence et l’ombre des grands arbres, voilà le pont sur la route de Milhaud suivi de celui d’Aubord, Bernis, Vestric, Vauvert et une autre cascade assez haute pour casser le canoé en deux et tous à la flotte. Tout pré de la guinguette à Chocho* tenue par un anarchiste qui organisait chaque premier mai une immense fiesta. Je la connaissais bien, car mon grand-père, anarchiste aussi, nous y emmenait manger souvent. Et plus tard pour des fêtes en compagnie de CPF, ou de la fanfare du GAAM, mais ça c’est une autre histoire. Donc plus de canoé et pas mal de kilomètres à pied pour rentrer, mais ce coup si ça sentait la mer pas loin, un jour on y arrivera. Nous avions sur nous une forte odeur d’égouts, la tête pleine d’images d’aventures et l’envie de partir.
 

À suivre

 


* https://maitron.fr/spip.php?article154460

 

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Publié le 17 Janvier 2021

Secret 48

Ça y est je ne dégrave plus les écrans. Je suis à la « ©Marinoni » presse à emboutir. J’ai à ma gauche une pile de plaques en aluminium sans relief ma mission est d’avoir à ma droite la même pile de plaques avec des lettres en reliefs. Je prends une plaque je la positionne précisément sur la forme d’emboutissage et je pousse le tout dans la presse, à ma droite il y a un levier je l’abaisse le vérin se met en marche et presse la plaque, plusieurs tonnes le métal est repoussé au fond de la forme le gros manomètre devant moi m’indique la bonne pression une fois atteinte je relève le levier le vérin descend je tire le tout vers moi et je pose la plaque à ma droite. La pile de gauche contient environ quatre mille plaques. C’est répétitif monotone assez lent comme geste, rapidement j’ai l’esprit qui vagabonde dans une sorte d’hypnose. Le geste devient réflexe et le temps s’arrête. Une tache un lieu plus rien d’autres existe. Les plaques que l’on emboutit on les trouve dans les quincailleries, attention chien méchant, propriétés privées, chantier interdit au public, défense d’uriner contre le mur, palombières sifflez (celle-là me plaisait beaucoup). Il y avait aussi tous les rallyes automobiles, Monaco, Cévennes Monte-Carlo … De temps en temps je mettais dans la presse divers objets et aussi des végétaux pour faire des monotypes. C’était volé sur mon temps de travail on appelle ça une perruque travail pris au « grand patronat » mon grand-père.

 


Les autres de la bande du Vistre, à part ML qui est en taule, sont placés dans divers établissements de formation, le C.E.T de la route de Générac, le lycée agricole de Rodilhan, en section technique au lycée Duhoda, et divers C.A.P. dans des métiers très divers, il y en à même un qui est devenu gendarme ;

On avait vécu une sacrée aventure et certains furent marqués pour la vie, j’en fais partie.

 

À suivre

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Publié le 14 Janvier 2021

Secret 47
 



La suite après cet épisode un peu traumatisant, c’était une mise en liberté surveillée par la justice, la famille, et l’éducation nationale. Les vacances, je travaillais dans l’imprimerie de mon grand-père, au dégravage des écrans de sérigraphie, poste, sale, humide, bruyant, une punition, je pense. Imaginez une pièce sombre, un karcher très bruyant, on asperge les écrans après les avoir enduits de décapant, ça gicle dans tous les sens. Debout sur une palette pour ne pas mettre les pieds dans la gangue d’émulsion et d’eau, le décor est gris sale et tout prend cette couleur, y compris le bonhomme. Je soupçonne mon grand-père de m’avoir mis là pour montrer aux autres ouvriers qu’il n’y avait pas de favoritisme. Que cela ne tienne j’avais remarqué deux choses : si on resserrait le jet du karcher on pouvait faire des dessins sur les écrans, ça m’amusait pas mal et la deuxième, un accident et hop l’écran crevé, foutu il partait dans un autre atelier pour être refait sans passer par la case dégravage. Heureusement que j’allais au collège, là je pouvais m’échapper, pour retourner au 18 rue Général Perrier. Ça avait changé, les locataires étaient plus tranquilles, moins de dealers, moins de dope, juste de l’herbe locale. Et certains étaient des élèves des beaux-arts. Je voulais y rentrer, mon père voulait que je passe le brevet d’abord. Comme je l’ai déjà évoqué, j’ai eu le brevet en trois ans. J’allais voir de jeunes peintres Nîmois dans leurs ateliers, au bistrot, à la galerie Jules Salle, je découvris là tout un univers qui a énormément compté dans mon éloignement de la drogue et du milieu qui va avec. Bon ça ne s’est pas fait d’un seul coup, je prenais encore quelques acides, un peu de coke et de l’herbe, mais comme j’étais surveillé ça devenait de plus en plus rare. Il faut dire aussi que la mort de YR me pesait encore, un immense sentiment de culpabilité ne m’a plus quitté depuis. C’est des moments marquants et qu’on ne me raconte pas que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, ce qui ne nous tue pas nous poursuit longtemps.

 

À suivre
 

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Publié le 12 Janvier 2021

Secret 46
 

Le procès de la bande du Vistre a eu lieu dans la grande salle du tribunal, ce sont des audiences à la chaîne, les affaires se déroulent souvent rapidement, avec des avocats commis d’office. Le juge monsieur Toulzat nous demande d’entrer, je n’oublierai jamais sa tête quand il nous a vus en compagnie de Maître Pierre Richaud grand avocat de Nîmes (grand ami de mon père aussi).
« Comment des gamins ont trouvé assez d’argent pour se payer cet avocat ? » il a du se dire.
Alors nous avons assisté à une plaidoirie magistrale, avec effets de manches et voix d’orateur, du grand spectacle. Nous ne risquions pas grand-chose, car quasiment tous mineurs, sauf ML qui lui a fait quelques mois de prison. L’accusation de non-assistance à personne en danger n’a Pa été retenue, mais la détention de produits stupéfiants oui. À cette époque les mineurs avaient obligation d’avoir un suivi médical et d’avoir un adulte qui se porte garant de sa bonne conduite. J’ai donc été obligé de réintégrer le collège et mon père venait me chercher tous les soirs. J’étais surveillé en permanence. J’ai été ébranlé par toute cette affaire, j’ai calmé le jeu jusqu’au brevet et l’âge de 16 ans. L’affaire avait fait grand bruit dans le village, notre réputation en à pris un sacré coup et certaines personnes interdisaient à leurs enfants de nous fréquenter, ce qui a resserré les rangs de la bande du Vistre

 

À suivre
 

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Publié le 7 Janvier 2021

Secret 45

Un soir au jardin de la fontaine nous avions festoyé aux cafés arrosés. Les séances de vélo acrobatique s’étaient bien terminées, pas de chutes. YR était tellement ivre que je l’ai chargé sur mon dos jusqu’au 18 rue Général Perrier. Le grand escalier m’a paru très long, YR, d’un seul coup est devenue plus lourd j’ai senti qu’il venait de mourir sur mon dos. Je l’ai laissé chez lui, et tout à basculé dans une sorte de brouillard, les flics le commissariat de la ZUP, des affiches de films policiers, Delon et Belmondo, un gentil et un méchant, des gifles, une accusation de non-assistance à personne en danger, l’arrivé au poste de mon père et d’un avocat ténor du barreau. J’étais mineur donc j’ai échappé à la prison. ML lui est resté en garde à vue, et tous les autres mineurs ont été remis en liberté dans l’attente du procès. J’ai compris à ce moment le pourquoi on m’avait amené seul dans ce commissariat, comme j’étais le plus jeune ils m’ont cuisiné pour que je dise qui avait vendu la dope, car YR a succombé à une overdose. La suite je ne m’en souvient pas bien, un immense sentiment de culpabilité. (Non-assistance à personne en danger) Si j’avais prévenu les secours…
À 14 ans c’est un poids lourd à porter. Plus tard quand je suis retourné au 18 rue Général Perrier, BC avait écrit sur la porte de YR cette phrase :

« J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie »*.

 

La bande du Vistre au moins jusqu’au procès ne s’est plus reformée, les réactions des parents ont été variées, et plus ou moins dures.
 

À suivre
 



* Aden Arabie

Paul Nizan
« J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.
Tout menace de ruine un jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde.
À quoi ressemblait notre monde ? Il avait l’air du chaos que les Grecs mettaient à l’origine de l’univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d’un commencement. »

 

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Publié le 5 Janvier 2021

Le jardin de la fontaine fermait le soir, nous avions fait un passage sur le côté pour y rentrer à la nuit tombée. Le jardin n’était que pour nous, un vaste terrain de jeu. Même si nous nous défoncions souvent, on avait gardé cette envie de s’amuser en bravant les gardes de nuit. C’est peut-être ça qui en a sauvé quelques-uns de la descente aux enfers du junkie. La nuit, le jardin de la fontaine servait à toutes sortes de gens, qui venaient draguer, vendre, s’exhiber ou tout simplement prendre une dose d’adrénaline. Le jardin, dans ces années-là n’était pas taillé et rangé comme maintenant, on pouvait facilement se fondre dans les taillis. Ça nous est arrivé plusieurs fois de dormir à la belle étoile et de nous réveiller au milieu des visiteurs. Le Bar du jardin s’appelait « le pavillon » le lieu de rendez-vous hors de la ville où l’on pouvait rester toute la journée. Le café arrosé, notre boisson favorite, pas chère et efficace pour se saouler, nous en buvions pas mal, et les soirées au « pavillon » se finissaient en toutes sortes de délires plus ou moins dangereux. La pratique du vélo sur les rambardes en pierre du jardin avait notre préférence, d’un côté l’eau cinq six mètres plus bas et de l’autre le sol à un mètre, c’est un exercice périlleux et riche en adrénaline. Personne n’est tombé ni dans l’eau ni sur le sol. Une autre activité en ville consistait à casser des vitrines comme ça pour la beauté du geste, certaines vitres explosaient en mille petits morceaux en faisant un bruit de grêle, d’autre se fracassaient en éclats vifs et tranchants et parfois le projectile rebondissait sans casser la glace, sur celles-ci on s’acharnait sans pourvoir leur faire la moindre fente.
 

À suivre

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Publié le 28 Décembre 2020

 

Le 18 rue général Perrier était comme ma deuxième maison, je rentrais de temps en temps à Caissargues, mais de moins en moins souvent. J’ai côtoyé toutes sortes de gens au 18, trois de la bande du Vistre et YR et BS deux cousins, guitariste tout les deux, dans des styles très différents. YR jouait et chantait à la perfection le répertoire de Jimi Hendrix à la guitare sèche, BS lui avait plutôt le style John McLaughlin. J’ai passé des heures à les écouter et parfois ils nous apprenaient deux trois accords pour jouer avec eux. On n’avait rien d’autre à faire que faire de la musique et se défoncer.

Quand on avait besoin de faire des courses, on volait tous ce dont on avait besoin. Parfois on cassait une vitrine et on se servait. Tout cela nous paraissait naturel, et pourquoi s’en priver ça marchait à chaque fois. Les dealers qui passaient au 18 nous faisaient confiance et on avait toujours de la marchandise à disposition. J’ai assisté souvent à des disputes de junkies, un jour il y en a un qui est rentré dans l’appartement en nous braquant avec un revolver, surement en manque, il n’a pas résisté longtemps, car on lui a donné une dose. Mais tout ça ne nous affectait pas, car on planait en permanence, sur un nuage.

Il faut quand même savoir qu’il n’y a rien de comparable en intensité de plaisir qu’un flash à l’héroïne (en plus on avait accès à de la blanche non coupée). C’est extraordinaire comme effet malheureusement pour retrouver cette intensité, il en faut chaque fois plus et c’est là le piège on est dépendant physiquement au troisième shoot, pour le plus grand « bonheur » des dealers. Je suis passé à côté de ce manque, un instinct de survie plus fort ? Je ne sais pas.

Il nous passait de drôle d’idées par la tête, un soir avec BC on a pris de l’encre sérigraphique bleu métal et on est allé peindre la Nymphée au centre du jardin de la fontaine, c’était du plus bel effet. Le lendemain on est allé voir notre chef-d’œuvre, les employés municipaux frottaient la statut pour faire disparaître la couleur. YR qui passait par là, éclate de rire en nous voyant, car on avait BC et moi les vêtements tachés d’un magnifique bleu métal.

 

À suivre

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Publié le 27 Décembre 2020

Secret 43

Antifo N.C. fém. provençal

battre l’antifo ou battre l’antiflo  : gagner les champs, s’évader, se dérober à la poursuite, faire sans cesse des escapades. Être toujours par voies et par chemins, rôder, vagabonder au hasard, sans but déterminé.

es esta oubliga de battre l’antiflo : il a été obligé de déguerpir, de s’enfuir.
Es plus eici despièi quàuqui tèms, bat l’antiflo  : il n’est plus ici depuis quelques temps, il est en fuite.

... e ajudon nosto imaginacioun à battre l’antifo. : et aident notre imagination à s’évader.

Aussi :
Nom d’un taureau de Mailhan


 

L’antifo, c’est le nom que me donnait souvent ma mère. Elle avait sûrement deviné que je voulais m’échapper ?



La bande du Vistre a complètement disparu, beaucoup sont partis en ville, d’autres dans des études ailleurs. Quelques-uns ont quitté le village sans donner des nouvelles.
Souvent je passais quelques jours au 18 rue général Perrier, ou habitaient BC RC ML de la bande du Vistre et aussi quelques autres qui venaient et repartaient. C’était tout l’étage qui était occupé, divisé en plusieurs appartements dont un situé entre l’avant-dernier et le dernier étage sur la gauche de l’escalier. Un magnifique escalier large et éclairé par une immense verrière.

 

J’ai squatté cet endroit où circulait tous les toxicomanes de la région, encore une fois j’étais de loin le plus jeune. C’était la liberté totale personne ne se préoccupait du lendemain. Il y avait toujours de quoi se défoncer, j’ai traversé cette période sans connaître les crises de manque, un instinct de survie, ou de la chance, mais je n’ai jamais dépassé le stade où on perd totalement le contrôle. Les junkies sont de véritables bêtes sauvages capables de tout pour une dose. Ils sont seuls au monde dans un univers de seringues de sang de violence. Ils sont manipulateurs et prêts à toutes soumissions pour ne pas manquer de dope. Les dealers on un pouvoir énorme ils fixent les prix, les quantités, souvent ils coupent la poudre avec du lactose ou du talc. Le grand banditisme n’est jamais loin.
Je mesure aujourd’hui quelle chance d’être sorti en bon état de tout ça.
Car l’histoire est loin d’être finie.

 

À suivre

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Rédigé par jacques

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Publié le 14 Décembre 2020

Secret 41

 

À Caissargues il y avait deux genres de gamins. Ceux qui allaient sur le « bon chemin » et ceux qui aimaient bien l’école buissonnière. Mon père me disait souvent : « ton B… » avec un rictus de dégoût, je voyais là que mes fréquentations ne lui plaisaient pas du tout. À la maison il venait souvent des enfants bien rangés sages et obéissants, avec lesquels je jouais à des jeux de constructions ou de société.
Le dimanche on partait en promenade voir quelques abbayes ou la Camargue, souvent un de ces gamins venait avec nous Et mon père jouait les grands seigneurs en nous invitants au restaurant ou dans une bonne pâtisserie pour le goûter dominical.
Une fois au court d’un voyage en Alsace, sur la route direction Strasbourg, il y avait avec nous JF et tout à coup mon père dit : « Dis-moi JF tu as déjà visité Paris » et hop on bifurque vers la capitale que l’on a visitée de nuit en faisant le tour des grands boulevards. C’était juste un « petit détour » de plusieurs centaines de kilomètres. JF n’avait jamais vu Paris, moi non plus. JF faisait partie des enfants d’amis de mes parents, chefs d’entreprise, avocats, dentiste, cardiologue, et autres conseillers pédagogiques, que du beau linge. J'ai gardé quelques amis parmi eux. Ceux de la bande du Vistre étaient fermier, épicier, menuisier, receveur des postes et mécaniciens. La famille A, industriels, étaient tous les dimanches à la maison, MA et DA venaient souvent avec moi pour rencontrer la bande du Vistre, ils ont vite compris qu’on s’amusait bien.

 

À suivre
 

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Rédigé par jacques

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Publié le 10 Décembre 2020

Secret 42


La maison familiale était souvent remplie d’invités, certains restaient plus longtemps que d’autres. La pièce principale naguère, salle d’attente de la gare était le lieu de réunion pour la cellule du PS Nîmois, les réunions de francs-maçons, et la salle de rédaction du bulletin municipal.

Une grande partie de mon savoir culturel vient de là en écoutant, assis sur l’escalier qui monte aux chambres, la parole de certains érudits et autres intellectuels présents à table, une bibliothèque vivante. Nous ne comprenions pas tout (je dis nous, car mon frère était avec moi). Le côté interdit « clandestin » nous plaisait beaucoup.
Et les soirées finissaient souvent en chansons paillardes et libations endiablées et libertinages en tout genre. La maison était ouverte pour les amis, je me souviens de MM qui est resté pendant longtemps après un divorce douloureux, et JFCD un pervers qui reluquait les ouvrières de l’imprimerie, qui récitait à longueur de journée des poésies. Un autre dont j’ai oublié le nom, c’était incrusté si longtemps que mon père a fini par le virer, il a envoyé à mon père, une lettre pour le provoquer en duel. La famille F qui débarquaient de Mururoa (militaire qui faisait exploser des bombes dans les atolls prés de Tahiti) eux, ils restaient toutes les vacances d’été, à moitié à poil dans le jardin à faire de grands repas bien arrosés. Ces rencontres avec des personnes remarquables etaient riches en apprentissages et savoir, mais aussi déstabilisantes pour un gamin qui est confronté à des situations d’adultes sans filtre (philtre ?) ni explication.

À suivre

 

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Rédigé par jacques

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Publié le 4 Décembre 2020

Secret 40
 

Encore avec les éclaireurs, nous sommes partis pour l’Autriche, au mois de juillet dans une station de ski. Le Tyrol véritable carte postale avec des chanteurs de Tyrolienne partout. On a joué les vrais touristes : Châteaux haut perchés, musée BMW à Munich, Stade olympique et même l’endroit où se déroule la fête de la bière, sans la bière ni la fête.
 

Nous campions dans une forêt près d’un torrent de montagne. C’était assez spartiate, mais dans un magnifique paysage, une forêt dense et profonde. Nous nous lavions dans le torrent, glacial et cinglant, les toilettes nous donnaient un bon coup de fouet.

Imst c’est le haut lieu des épreuves de luge et bobsleigh, mais les pistes sans neige c’est d’une inutilité déprimante.


Un camp qui aurait pu être banal si je n’avais,  un matin, après le bain glacé en redescendant au travers de la forêt vu MP dans une très jolie lumière de sous bois. C’est peut-être ça que l’on appelle le coup de foudre, j’ai tout de suite su que c’était elle, la personne avec qui je voulais vivre. Je ne l’ai plus perdue de vue depuis, je n’ai pas osé l’aborder à ce moment-là. J’étais plus dans l’autodestruction que dans la construction d’une vie amoureuse. J’ai attendu quelques années.
À ce moment-là, j’avais déjà le désir (le besoin) de fuir le village, et certaines personnes toxiques.
Des évènements traumatisants et un environnement pas protecteur ne me convenaient pas.
Je suis parti, pas très loin géographiquement, mais avec la nécessité de vivre sans agressions fréquentes. Pour me protéger, ce n’est pas vraiment ce qui est arrivé…

 

À suivre

 

http://jacqueslarguier.net/2020/09/mauvaise-herbe.html

 

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Rédigé par jacques

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